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ENTRETIEN Guillaume Aulanier, astrophysicien à l’Observatoire de Paris-Meudon
« Cette éruption solaire s’est essentiellement manifestée par un flux de protons, alors que d’habitude ce sont des électrons. En ce sens, c’est la plus forte enregistrée depuis 2005. Ils se perdent à des centaines de milliers de kilomètres d’altitude ou, selon leur orientation, viennent frapper la Terre. En moyenne, il y a plusieurs éruptions solaires par jour (de 1 à 5), et un peu plus tous les onze ans (durée du cycle d’activité solaire), comme c’est le cas en ce moment.
Une éruption solaire a des conséquences différentes selon l’altitude par rapport à la terre. Dans les hautes couches (entre 50 et 10 km de haut), les protons tombant sur les satellites de communication ou d’observation de la Terre peuvent créer des décharges électriques et émettre des signaux parasites qui détruisent des composants électroniques et dérèglent les satellites comme cela est arrivé en 2005.
Or on ne peut blinder les satellites qui seraient beaucoup trop lourds et donc trop chers (tout instrument orbitant sur un satellite revient 1 000 fois plus cher que sur Terre). Seule la station spatiale internationale est équipée d’un compartiment blindé où les spationautes sont priés de se réfugier lors du passage d’un orage magnétique. La protection des spationautes des futurs voyages martiens vis-à-vis de ces particules est d’ailleurs un problème crucial.
Dans les basses couches et au sol, les compagnies aériennes détournent leurs vols, notamment les transpolaires car les protons pénètrent essentiellement au niveau des pôles. Les particules ne sont pas tellement dangereuses en soi, excepté pour le personnel navigant qui ne doit pas dépasser une dose annuelle de radiations. En outre, on a pu admirer de belles aurores boréales en Norvège, Suède, Finlande et Alaska.
Les éruptions sont très difficiles à prévoir, et il existe peu de parades. Certes on peut mettre les satellites en veille, mais les opérateurs y répugnent de crainte de ne pas pouvoir les réactiver. Quant aux lignes de haute tension, les compagnies électriques essaient bien d’atténuer les effets des courants induits en rajoutant des prises de terre ou en coupant momentanément le courant sur un tronçon de ligne, mais l’estimation de l’efficacité de ces mesures est difficile. »


Si Android reste le leader au 4e trimestre 2011 aux États-Unis, iOS est en train de le rattraper grâce au succès de l’iPhone 4S.
Malgré le lancement en octobre 2011 de l’iPhone 4S, Android a conservé la majorité du marché des téléphones mobiles aux États-Unis. Au quatrième trimestre 2011, l’OS mobile de Google a compté pour 51,7 % dessmartphones achetés sur la période, rapporte Nielsen qui établit ses calculs sur la base d’un sondage auprès des utilisateurs. Néanmoins, l’influence du petit robot vert baisse de mois en mois. Elle était de 61,6 % en octobre, 48,7 % en novembre et 46,9 % en décembre.
C’est évidemment Apple qui en profite. L’iPhone 4S a permis à iOS d’occuper 37 % des OS mobiles sur le dernier trimestre de l’année. « Parmi les acquéreurs récents, [...] 44,5 % des personnes interrogées en décembre ont déclaré avoir choisi un iPhone, contre seulement 25,1 % en octobre, indique Nielsen. Par ailleurs, 57 % des propriétaires d’un nouvel iPhone interrogés en décembre déclarent avoir choisi un iPhone 4S. »
L’écart entre Android et iOS se réduit. La plate-forme d’Apple occupait 44,5 % en décembre (moins de 47 % pour Android). À eux seuls, les deux systèmes occupent 90 % des OS mobiles aux États-Unis. Un tsunami dans lequel se débattent les concurrents pour garder la tête hors de l’eau. BlackBerry se défend avec 6 % des parts, Windows Phone occupe 1,4 %, soit moins que Windows Mobile (2,4 %) tandis que Symbian ne convaint pas 1 % des acheteurs (0,8 % précisément) mais reste devant les 0,5 % de webOS/Palm OS.
Rapporté à l’ensemble des utilisateurs de smartphones (et non plus sur les trois derniers mois de 2011), les proportions changent : Android domine avec 46,3 %, suivi d’iOS (30 %) puis BlackBerry OS (14,9 %), Windows Mobile (4,6 %) et Windows Phone (1,3 %), tandis que Symbian et webOS/Palm OS profitent de 1,4 % chacun. Contrairement à la France, les smartphonesne sont pas encore majoritaires sur le marché américain. Fin 2011, ils comptent pour 46 % de l’ensemble des téléphones mobiles en service. Mais à raison de 60 % des consommateurs qui ont fait le choix d’un smartphone sur le dernier trimestre, la bascule vers la majorité du marché ne devrait plus tarder.
http://www.silicon.fr/android-et-ios-occupent-90-du-marche-americain-des-smartphones-70852.html
Ils ont été révélés par une fuite de documents venus d’Inde et publiés par le site GSM Arena. On trouve donc pour le mois avril les terminaux Kumquat, Nypon et Pepper, pour juin le Olive, pour juillet les Tapioca et Hayabusa, pour août les Tapioca DS et Lotus et pour septembre les Atlas, Mint et AFFM. Aucune information technique n’a filtré mais si les ordres de grandeur tarifaires peuvent donner une idée du genre de chacun. Ainsi, en haut de gamme trouve-t-on les Mint et Hayabusa, tandis que les Tapioca et Tapioca DS devraient en entrée de gamme remplacer les Xperia X10 Mini et X10 Mini Pro.
Et encore, cette liste n’intègre pas le Xperia S, tout juste présenté à l’occasion du CES 2012 et qui sera commercialisé à partir du mois de mars. On devrait retrouver plusieurs de ces douze modèles attendus pour 2012 à l’occasion du salon Mobile World Congress de Barcelone, qui s’ouvre à partir du 27 février. (EP)
Étrange non? Une conférence dédiée à l’éducation, pourtant un marché qui pourrait sembler être assez peu intéressant. Eh bien jeudi, Apple en fera peut être le centre de sa stratégie marketing de l’année! De nombreuses rumeurs circulent depuis quelque temps sur le web, certaines plus farfelues que d’autres. Dans les plus probables, nous en avons piochées deux.
La première serait qu’Apple décide de contrer Amazon sur son propre terrain en lançant un e-reader, d’où les informations qui durent depuis quelques semaines au sujet d’un écran 7,85 pouces. Cet appareil aurait un rôle majeur à jouer dans le monde de l’éducation. Tout d’abord, son positionnement tarifaire, normalement plus bas que l’iPad, permettrait aux écoles de s’en équiper plutôt que d’acheter des livres et manuels à 30€ l’unité. On peut imaginer un accès aux applications de l’App Store dans lequel il existe aussi une catégorie Éducation, plus enrichie en contenu anglais que français. Grâce au numérique, les professeurs auront la possibilité de rendre leurs cours plus attractifs, et les animations les rendront plus accessibles. Il y a déjà eu plusieurs internants sur notre site relatant leur expérience à l’école avec une tablette et l’iPad s’en tirait pas mal. Les fonctions AirPlay, la possibilité de raccorder la tablette au vidéo projecteur, les apps multiples pour lire tous formats de fichiers…en font un appareil complet et suffisant pour les salles de classe.

Les possesseurs d'iPad pourront très prochainement, et gratuitement, bénéficier de la suite bureautique Office. OnLive Desktop s'apprête en effet à livrer une application qui permettra d'accéder à un environnement Windows 7 à distance, en passant par le Cloud.
L'éditeur OnLive Desktop a annoncé être sur le point de lancer uneapplication iPad gratuite permettant d'utiliser Word, Excel et PowerPoint, la suite bureautique Office de Microsoft. Cette application, pour l'heure réservée au tablettes d'Apple, passe par le Cloud pour accéder aux versions des logiciels qu'il héberge.
L'utilisateur, qui pour se connecter à l'appli devra disposer d'un compte Online, se verra offrir un espace de 2 Go en ligne où il pourra stocker ses fichiers. Il pourra alors consulter et éditer des documents Word, Excel et PowerPoint avec son iPad. Chroniqueur du Wall Street Journal, Walt Mossberg a testé cette appli et affirme qu'elle fonctionne de la même façon qu'une version classique d’Office. Il prévient toutefois qu'une connexion très performante, d'au moins 1,5 Mo, est nécessaire pour profiter pleinement de toutes les fonctionnalités de la suite. L'appli OnLive Desktop est en outre inaccessible hors connexion. Walt Mossberg précise enfin le risque d'attente est important, en cas d’affluence sur les serveurs.
Mais obtenir un accès prioritaire sera possible, avec la version payante de l'application. Pour 10 dollars par mois (8 euros environ), cette version Pro offrira aussi 50 Go d’espace de stockage, la possibilité d'installer des programmes additionnels ainsi qu'un mode collaboratif.
Disponible dans les semaines à venir, OnLive Desktop sera rapidement décliné sur iPhone, Android et sur Mac comme sur PC.
http://www.maxisciences.com/office/une-application-office-gratuite-pour-ipad_art20597.html
Deux nouveaux corps ont été découverts à l'arrière de la partie immergée du Costa Concordia, ont annoncé dimanche les garde-côtes italiens lancés avec les pompiers et la marine militaire, dimanche, dans une course contre la montre pour retrouver des survivants du naufrage du navire de croisière, après avoir sauvé trois rescapés et ramené le nombre de disparus à 17. Le bilan officiel est donc de cinq morts, dont deux Français, et d'une quarantaine de blessés.
Mais à Paris, on est toujours sans nouvelles de 21 Français qui se trouvaient à bord. «Ce sont sans doute des passagers qui ont rejoint la France par leurs propres moyens et qu'on essaie de retrouver», a précisé une porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «Le nombre des personnes dont on est sans nouvelles va décroître au fil des heures», a-t-elle ajouté, précisant que le précédent bilan était de 24 passagers manquants.
Lorsqu’il a fait naufrage, le navire de luxe avait à son bord 4.229 occupants dont plus de 3.200 touristes de 60 nationalités différentes et un millier de membres d'équipage. Les nouvelles victimes découvertes ce dimanche sont deux hommes âgés coincés à un point de rassemblement sur le paquebot. Ces décès portent à cinq morts, dont deux touristes français, le bilan du naufrage.
Après un jeune couple sud-coréen en lune de miel extrait dans la nuit de sa cabine, un troisième rescapé, le commissaire de bord Marrico Giampietroni, a été trouvé dans l'épave qui gît semi-immergée, à une trentaine de mètres de la rive.
Le président de la région Toscane Enrico Rossi a indiqué à l'AFP que «des recoupements et contrôles ont permis de réduire le nombre de disparus à 17, onze passagers et six membres d'équipage», alors que les secours parlaient jusque-là de 34 à 36 personnes encore à localiser.
Selon le préfet local Giuseppe Linardi, les recoupements entre la liste des occupants du bateau et celle des sauveteurs qui ont accueilli samedi la majorité des évacués, sont «complexes». «Il y a beaucoup d'étrangers et il est possible que des noms aient été mal retranscrits», a-t-il dit.
Des sources de l'ambassade colombienne ont indiqué à l'AFP qu'il y avait «10 à 15 membres d'équipage colombiens et qu'ils vont tous bien, ils sont dans un hôtel à Grosseto». Depuis Londres, le secrétaire aux Affaires étrangères William Hague a indiqué que les 35 Britanniques qui se trouvaient sur le bateau, 23 passagers et 12 membres d'équipage «ont été recensés et en bonne santé».
Même chose pour les 566 passagers allemands dont une dizaine ont brièvement reçu des soins dans des hôpitaux italiens, selon un porte-parole de Costa en Allemagne, qui a précisé qu'ils avaient en moyenne entre 45 et 65 ans. Selon le Département d'Etat américain, «il y avait 126 Américains à bord et il n'y a pas eu d'informations sur d'éventuels blessés».
Des plongeurs spécialisés en spéléologie et des pompiers poursuivaient leur exploration de l'épave dimanche, aidés par une météo clémente. Luca Cari, porte-parole des pompiers, a expliqué à l'AFP que les recherches sont rendues difficiles par la très forte inclinaison du paquebot couché sur un flanc à 90 degrés et semi-immergé.
Toute une série d'obstacles bloquent leur passage: portes fermées, escaliers brisés et éléments d'ameublement entassés. En attendant de trouver d'autres rescapés, la polémique sur le naufrage, qualifié par la presse italienne de Croisière de la mort et comparé au Titanic, enflait autour des responsabilités du commandant et de la désorganisation de l'évacuation.
La nouvelle fonctionalité, nommée Search Plus Your World, mettra ainsi au même plan des liens généraux et des liens plus privés, issus d'échanges, de photos ou de posts des contacts de chacun sur le réseau social imaginé par Google comme riposte à Facebook."Maintenant, quand je fais une recherche sur Bangalore, non seulement je trouve des informations sur la ville, mais je vois des images de la maison où j'ai grandi", a expliqué Ben Gomes, un responsable de Google, à l'AFP. Si on ne connaît pas encore la réaction de Facebook, celle de Twitter a fusé : "Nous pensons que c'est une mauvaise chose pour les gens, pour les éditeurs, pour les médias et pour les utilisateurs de Twitter", dit un communiqué du groupe.
"UN PEU SURPRIS"
Déjà, cet été, Google avait annoncé étudier cette possibilité, juste après avoir mis un terme à son partenariat avec Twitter dans le cadre de l'onglet "en temps réel", qui permettait d'inclure des actualités du fil Twitter dans les résultats de recherche. Selon Google, ce contrat de deux ans n'a pas été renouvelé par le réseau à l'oiseau. Pour cette raison, il se montre étonné face aux attaques. "Nous sommes un peu surpris par les commentaires de Twitter. Il a choisi l'été dernier de ne pasrenouveler l'accord qui nous liait, et depuis lors nous avons suivi leurs instructions", a rétorqué un dirigeant de Google.
Twitter s'inquiète d'être relégué derrière son rival de manière injuste, après avoir"émergé comme une source vitale d'information en temps réel, avec plus de 100 millions d'utilisateurs qui envoient 250 millions de tweets chaque jour (...) Comme nous l'avons vu à maintes reprises, les informations paraissent en premier sur Twitter". Les résultats "les plus pertinents" étant parfois des liens vers Twitter, poursuit le site, "nous nous inquiétons du fait qu'avec les changements de Google,trouver ces informations sera bien plus difficile".
Loin d'être le seul à tempêter, Twitter a des alliés. Le professeur de droit à l'Université de New York (NYU), James Grimmelmann, par exemple, a écrit (sur Twitter): "Aujourd'hui est un bon jour pour fermer Google+ et supprimer votre profil Google. Je viens de le faire." Dans la presse high-tech, de nombreux commentateurs regrettent déjà ce pour quoi ils "aimaient" Google: une certaine ouverture d'esprit, par opposition à la culture moins prête au partage d'Apple.
PRATIQUES ANTI-CONCURRENTIELLES
Un bloggueur reconnu reconverti en investisseur, MG Siegler, pointe donc le danger : "On dirait que Google est en train de réclamer une enquête pour pratiques potentiellement anti-concurrentielles (et elle arrive)". En effet, selon le Los Angeles Times, le Centre pour les données privées électroniques (EPIC) envisage de saisirl'autorité américaine du commerce, la Federal Trade Commission. "Google est acteur bien établi qui tente de contrer son concurrent facebook en utilisant sa prédominance de marché sur un autre secteur", déplore ainsi Marc Rotenberg, directeur du centre EPIC.
Google s'est défendu de tout abus, lors d'une interview auprès de AllThingsD : "L'élément-clé est que nous avons seulement accès au contenu de google. Nous sommes ouverts à d'autres contenus, mais pour pouvoir fournir un accès sécurisé et régulier, on ne peut que fournir ce qui est dans Google, où nous connaissons le cadre des données privées et disposons des bons signaux et graphes". En attendant, la bataille ne fait sans doute que commencer.